Yennayer 2976 : Le Maroc célèbre l'An Amazigh, entre héritage millénaire et reconnaissance officielle

Yennayer 2976 : Le Maroc
célèbre l'An Amazigh, entre héritage millénaire et reconnaissance officielle
Rédaction- Ati Mag
Le Maroc s’apprête à
célébrer, ce 14 janvier 2026, le Nouvel An Amazigh, marquant l’entrée dans
l’année 2976. Cette
célébration, profondément enracinée dans l’histoire de l’Afrique du Nord,
témoigne d’une identité plurielle et d’un attachement indéfectible à la terre.
Une
fête aux multiples visages : « Elle porte d’autres noms »
Si « Yennayer » est le
terme le plus répandu, cette fête est un carrefour de traditions et de
dialectes. Elle porte d’autres
noms selon les régions et les tribus : certains l’appellent « Id n’Innayr » (la nuit de
janvier), d’autres l’évoquent sous le nom de « Hagouza » dans les zones arabophones de culture
amazighe, ou encore « Amoun
n’Tamazirt ».
Ces appellations variées
convergent toutes vers un même symbole : le calendrier agraire. Yennayer ne
célèbre pas seulement le passage du temps, mais le renouveau de la nature et
l'espoir d'une année de récoltes abondantes.
Le
Maroc, pionnier de la réhabilitation culturelle
Depuis la décision
historique de Sa Majesté le Roi
Mohammed VI d'instaurer le Nouvel An Amazigh comme jour férié officiel, la
célébration a pris une dimension nationale et institutionnelle. Partout dans le
Royaume, de Rabat à Agadir, des festivals, des conférences et des parades
artistiques colorent les rues.
Cette reconnaissance
dépasse le simple cadre festif ; elle consacre l'Amazighité comme composante
essentielle de l'identité marocaine, aux côtés de ses autres affluents.
Le
partage au cœur de la tradition
Au-delà des discours,
Yennayer se vit dans l'assiette. Le rituel du « Tagoulla » (bouillie d’orge ou de maïs) ou du « Couscous aux sept légumes »
reste incontournable. Le moment fort demeure la recherche de l’« Aghoumi » (le noyau de datte
ou l'amande) caché dans le plat, censé apporter baraka et prospérité à celui
qui le trouve.
En 2026, alors que le
Maroc accueille le monde pour la CAN, célébrer Yennayer est aussi une manière
de montrer au continent et à l'international la richesse d'une culture qui a su
traverser les millénaires sans perdre de sa splendeur.
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