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Sénégal : Entre « Guerre Psychologique » et Dérives – Quand la Tension des Tribunes Fragilise le Jeu- Des victoires « entachées »

Sénégal : Entre « Guerre Psychologique » et Dérives – Quand la Tension des Tribunes Fragilise le Jeu- Des victoires « entachées »

Par la Rédaction | Ati Sport

"Pour qu'une victoire soit totale, elle doit être acquise dans le respect de l'adversaire et des règles du jeu"

Alors que le Sénégal s'est imposé comme une puissance dominante du football africain ces dernières années, une ombre plane sur certaines de ses victoires. Entre ferveur populaire et débordements hostiles, de nombreuses voix s'élèvent pour dénoncer une stratégie de déstabilisation systématique visant à influencer le sort des rencontres, bien loin de l'esprit du fair-play.

Le football sénégalais vit son âge d'or, mais à quel prix ? Si le talent des joueurs est indéniable, le climat entourant les matchs décisifs soulève des questions éthiques majeures. Des témoignages de délégations adverses et des observateurs neutres pointent du doigt un climat de tension extrême, frôlant parfois l'insécurité, utilisé comme une arme pour paralyser l'adversaire.

L'hostilité comme tactique de déstabilisation

Plusieurs épisodes récents ont marqué les esprits. Avant même le coup d'envoi, l'accueil des équipes visiteuses se transforme souvent en un véritable parcours du combattant. Émeutes aux abords des hôtels, cortèges bloqués, et intimidations verbales : tout semble orchestré pour épuiser nerveusement les joueurs adverses.

Pendant les matchs, le scénario se répète. L'utilisation massive de lasers pour aveugler les gardiens (comme ce fut le cas lors des barrages de la Coupe du Monde 2022 contre l'Égypte), les jets de projectiles et les envahissements de terrain créent un chaos qui détourne l'attention des arbitres et brise le rythme de l'équipe adverse.

Comme c'était le cas aussi hier au Complexe Prince Moulay Abdellh, un Chaos quia montré le  visage sombre du supporterisme sénégalais

En effet, hier, le Complexe Sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat a été le théâtre de scènes de désolation qui n'ont rien à voir avec les valeurs du sport. Des groupes de supporters sénégalais ont délibérément provoqué des émeutes et des bousculades, transformant les abords et les tribunes du stade en zone de haute tension.

Cette stratégie du chaos, observée avant et pendant la rencontre, visait clairement à instaurer un climat de peur pour paralyser l'adversaire. Entre agressions verbales, mouvements de foule orchestrés et tentatives d'intimidation physique, ces fauteurs de troubles ont cherché à briser la sérénité des joueurs et du public marocain. En agissant de la sorte, ils ne soutiennent plus une équipe ; ils mènent une guerre psychologique brutale, espérant ainsi arracher une victoire injuste par la force du désordre plutôt que par le talent pur. Ces émeutes répétées entachent gravement l'image du football sénégalais et posent la question de la sécurité face à un "douzième homme" devenu un acteur de la violence.

Des victoires « entachées » ?

Pour de nombreux critiques, ces méthodes ne sont pas le fruit du hasard mais une volonté délibérée de « gagner par tous les moyens ». En créant un climat d'émeute, la pression sur le corps arbitral devient insupportable, conduisant parfois à des décisions contestables ou à une passivité face aux fautes sénégalaises.

« On ne joue plus seulement contre onze joueurs, on joue contre une foule en furie qui cherche l'affrontement physique avant le duel technique », confiait récemment un cadre d'une sélection d'Afrique du Nord après un déplacement à Dakar. Cette atmosphère délétère remet en question la légitimité de certains succès acquis dans la douleur et le désordre.

Le rôle des instances : Une passivité complice ?

Face à ces dérives, la question de la responsabilité de la CAF est posée. Si le Sénégal est admiré pour sa ferveur, la frontière entre le soutien passionné et l'hostilité violente est de plus en plus poreuse. L'absence de sanctions fermes après des incidents majeurs laisse planer le doute sur une certaine impunité, permettant à ces pratiques de se perpétuer.

À l'heure où le football africain cherche à se professionnaliser et à briller à l'échelle mondiale, ces scènes d'émeutes organisées renvoient une image sombre de la compétition continentale. Le talent des Lions de la Teranga est immense, mais pour qu'une victoire soit totale, elle doit être acquise dans le respect de l'adversaire et des règles du jeu



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