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CAN Maroc 2025 : Quand la fraternité se heurte à l'obsession de l'étoile

 
CAN Maroc 2025 : Quand la fraternité se heurte à l'obsession de l'étoile

Par Bouchra CHAKIRAti Sport

L’histoire du football africain retiendra deux visages du Maroc : celui du sauveur désintéressé en Côte d’Ivoire, et celui de l’hôte bafoué sur ses propres terres. Entre l’éclat d’une organisation mondiale et la douleur de trahisons inattendues, retour sur une CAN 2025 qui a révélé les vrais visages de la solidarité africaine.

L’héritage de San Pedro : Le sacrifice marocain

Il n'y a pas si longtemps, à San Pedro, le Maroc écrivait l'une des plus belles pages de la solidarité continentale. On se souvient de Hakim Ziyech, marquant ce but salvateur contre la Zambie, se blessant au passage, pour permettre à la Côte d’Ivoire — alors virtuellement éliminée — de revenir dans « sa » compétition et de finir championne. Journalistes, influenceurs et supporters marocains s’étaient mobilisés comme un seul homme pour faire de la CAN ivoirienne une réussite totale. Le Royaume ne jouait pas seulement pour un trophée, il jouait pour l’honneur d’une Afrique hospitalière.

Maroc 2025 : Une démonstration de force et de cœur

Pour cette édition 2025, le Maroc n’a pas lésiné sur les moyens. Malgré un climat hivernal rigoureux, le Royaume a transformé ses infrastructures en joyaux technologiques :

·         Stades de classe mondiale défiant les standards européens.

·         Logistique millimétrée avec des hôtels de luxe personnalisés pour chaque délégation.

·         Accueil légendaire qui a ébloui les observateurs internationaux.

Le message était clair : montrer une Afrique forte, moderne et unie. Un effort salué par de nombreuses nations, dont une délégation ivoirienne reconnaissante et des supporters ivoiriens arborant fièrement le maillot rouge et vert dans les rues de Rabat et Casablanca.

L’amertume du voisinage et le choc sénégalais

Pourtant, cette fête a été entachée par des comportements indignes. Si les campagnes de dénigrement venant de certains voisins du Nord (rumeurs d'arbitrage, accusations de corruption infondées) étaient presque prévisibles, le véritable coup de poignard est venu d'un pays frère : le Sénégal.

Le Sénégal, dont le peuple occupe une place privilégiée dans le cœur des Marocains, a laissé la « rage de l'étoile » l'emporter sur la noblesse du sport. La finale a basculé dans l’irrationnel. Face à un penalty flagrant, confirmé par la VAR et visible par le monde entier, le coach sénégalais a choisi la voie de la malice et de l’intimidation.

Remarque importante : Il est d'autant plus regrettable de constater l'attitude de ce coach qui, faisant preuve d'une amnésie sélective, semble avoir oublié qu'il a été formé, soutenu et littéralement chouchouté au Maroc. Ce pays lui a offert ses infrastructures et son expertise pour parfaire ses diplômes et sa carrière, faisant de son comportement actuel un exemple frappant d'ingratitude.

En orchestrant un retrait partiel de ses joueurs, il ne cherchait pas la justice, mais la déstabilisation. Une préméditation qui a mis le feu aux poudres.

La violence sous les yeux de la Royauté

Le spectacle qui a suivi fut désolant. Sous les yeux du Prince Moulay Rachid, représentant de Sa Majesté le Roi, une partie du public sénégalais, déguisée en guerriers, a confondu stade de foot et champ de bataille. Saccages, violences et agressions... Le public marocain, stupéfait, a dû faire preuve d'une retenue héroïque pour ne pas laisser la situation dégénérer totalement.

Comment des "frères" ont-ils pu vouloir détruire un événement qui a coûté tant d'efforts au Maroc ? La réponse est amère : pour certains, une étoile sur un maillot vaut plus que l'unité d'un continent.

L’Africanité ne se mesure pas à la couleur de peau

Le Maroc sort de cette CAN avec une certitude renforcée : son Africanité n'est pas une question de mélanine, mais d'engagement. Là où certains se contentent de mots, le Maroc investit, bâtit et soutient.

Il est regrettable de voir que pour certains médias et réseaux sociaux étrangers, l’injustice est un fantasme que l’on brandit pour masquer ses propres échecs. Le Maroc, qui a toujours soutenu les CAN hors de ses frontières avec équité, ne mérite pas cette ingratitude sur son sol. Le rêve d’une Afrique soudée ne pourra se réaliser tant que l’ambition d’un trophée poussera certains à piétiner la main qui les accueille.

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