Gardiens de l'avenir: Ilias et Youssef, deux prodiges marocains embrasent les cages à Las Palmas
Reportage Bouchra CHAKIR/ Ati Sport
LAS PALMAS –
Le football marocain ne cesse d'inspirer sa diaspora. Au cœur de Las Palmas,
notre caméra est allée à la rencontre de deux jeunes binationaux qui incarnent
la relève au poste très exigeant de gardien de but : Ilias Errebii El Aouni (16
ans) et Youssef Ouadrim El Madani (13 ans). Tous deux ont déjà goûté à la
gloire locale en étant sacrés "Meilleur Gardien" dans leurs tournois
respectifs. Rencontre exclusive entre complicité, transmission et ambition
nationale.
Ilias
Errebii El Aouni : La maturité au service du collectif
Du haut de son 1,80 m,
Ilias (Catégorie Cadet Interinsular à l'AD Huracán) s'apprête à faire le grand
saut chez les Juniors la saison prochaine. Ancien défenseur reconverti avec
succès dans les cages, ce brillant élève en première année de baccalauréat
sciences sociales gère son temps de manière militaire entre ses entraînements
intensifs quatre fois par semaine et ses études en administration.
Lors de cette rencontre,
Ilias n'a pas manqué de jouer le rôle de grand frère, prodiguant de précieux
conseils au jeune Youssef sur la gestion de la pression. « Je rêve de devenir professionnel
et de porter le maillot du Maroc », confie celui qui s'inspire directement
de Yassine Bounou et Jokin Ezkieta. Porté par le soutien indéfectible de ses
parents, Ilias avance avec la certitude des grands.
Youssef
Ouadrim El Madani : Une mentalité de fer inspirée de 2022
À seulement 13 ans,
Youssef (Catégorie Infantil à l'Inter de Pilar) a eu le déclic lors de l'épopée
des Lions de l'Atlas au Mondial 2022, subjugué par les arrêts de Bounou face à
l'Espagne. Récemment élu meilleur portier après avoir arrêté 3 pénaltys
décisifs, il mesure la dureté de son poste : « Si un attaquant rate, ça passe. Si le gardien rate,
tout est pour lui. Il faut une mentalité de fer. »
Du haut de son 1,70 m,
Youssef impressionne par sa lucidité. Il rêve d'architecture autant que de
grands stades, s'entraînant sans relâche tout en gardant une discipline de vie
exemplaire. Déjà vainqueur face à de grands clubs locaux comme Las Palmas, il
envoie un message fort aux jeunes : « Croyez en vous. On m'a dit que je n'étais pas un bon
gardien, et j'ai gagné la coupe. » Sa plus grande force ? Sa maman,
Bouchra, à qui il dédie ses victoires avec un vibrant « Je t'aime beaucoup ».



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