Coupe du Monde 2026 : Les Lions de l’Atlas font vibrer le Maroc et bousculent le Brésil et un peuple uni derrière ses Lions- Reportage

Coupe du Monde 2026 : Les
Lions de l’Atlas font vibrer le Maroc et bousculent le Brésil et un peuple uni derrière ses Lions- Reportage
Par Bouchra
Chakir/ Ati Sport
Casablanca,
le 14 juin 2026
Pour leur
entrée en lice dans le Groupe C de la Coupe du Monde 2026, l’équipe nationale
du Maroc a tenu en échec le grand Brésil (1-1) au New York New Jersey Stadium.
Un match au sommet qui a prouvé que l'épopée de 2022 n'avait rien d'un feu de
paille, et qui a plongé le royaume dans une ivresse collective digne des plus
grands soirs.
Reportage : Un peuple uni derrière ses Lions,
l'effervescence des cafés bondés
Il est 22h00
à Casablanca, une heure avant le coup d'envoi. Trouver une chaise vide dans les
artères de la ville relève du miracle. Dans ce grand café du centre-ville,
l'expression "plein aux as" prend tout son sens. Les tables débordent
jusque sur les trottoirs, les terrasses sont saturées et les serveurs slaloment
avec agilité entre des grappes de supporters debout, les yeux rivés sur les
écrans géants. Ici, on est venu soutenir, à sa manière, les Lions de l'Atlas.
L’atmosphère
est lourde d’un mélange d’anxiété et d'une immense fierté. Le maillot rouge et
vert est partout, arboré par les locaux, mais pas seulement. Dans ce flot
continu de passionnés, des visages du monde entier se mêlent à la foule. Des
touristes et des résidents subsahariens ont enfilé les couleurs du Maroc,
emportés par la contagion d’une ferveur locale unique. « En 2022, le Maroc
nous a fait vibrer. Aujourd'hui, on est tous Marocains », confie des
supporters du Philipine, une écharpe nationale vissée sur les épaules.
Quand le
coup d'envoi retentit, le silence se fait, lourd, presque solennel. Mais il ne
durera pas.
Le Jeu : Une première mi-temps impériale et le
chef-d’œuvre de Saibari
Sur la
pelouse américaine, les hommes de Ouahbi n'ont pas regardé le Brésil jouer.
Loin de là. Organisés dans un 4-2-3-1 conquérant, les Lions de l’Atlas ont
totalement étouffé la Seleção durant les quarante-cinq premières minutes,
confisquant le ballon avec des pointes de possession frôlant les 72%.
La
délivrance – et l'explosion de joie dans notre café – survient à la 21e
minute. Idéalement servi, Ismael Saibari s'offre un moment de pure magie
en logeant un lob astucieux au-dessus d'Alisson Becker. Dans le café, c'est le
chaos : les chaises volent, les cris déchirent la nuit, les embrassades
unissent des inconnus. Le Maroc mène 1-0 face aux quintuples champions du
monde.
Avec 12 tirs
et une présence constante dans la surface brésilienne, la première période est
un récital tactique et technique. Cependant, le réalisme brésilien finit par
frapper. À la 32e minute, sur un éclair de génie individuel, Vinícius
Júnior élimine son vis-à-vis sur le flanc gauche avant d'ajuster Yassine Bounou
d'une frappe enroulée sous la barre (1-1).
En seconde
période, le match devient plus tactique, plus âpre. Le bloc marocain recule
logiquement pour contenir les vagues brésiliennes menées par les entrées de
Fabinho et Matheus Cunha. Malgré une grosse frayeur à la 80e minute – où Bounou
se sacrifie sur une mauvaise passe en arrière avant de se blesser brièvement à
l'épaule – et un ultime arrêt réflexe d'Alisson à la 90+10e minute sur une
frappe de Neil El Aynaoui, le score n'évoluera plus.
Les attentes : Cap sur la qualification
Ce match nul
(1-1) face au 6e mondial est tout sauf une contre-performance. Il valide la
stature internationale du Maroc, champion d'Afrique en titre, désormais craint
et respecté par les plus grands de la planète football.
Avec ce point précieux en poche, les Lions de l’Atlas partagent la tête du Groupe C avec le Brésil, mais aussi avec le Qatar et la Suisse qui se sont séparés sur le même score (1-1) plus tôt dans la journée. Les attentes pour la suite de la compétition sont immenses mais légitimes : face à Haïti et l'Écosse, le Maroc aura les faveurs des pronostics. Dans les cafés marocains, après les chants de célébration qui ont prolongé la nuit, le message est clair : la route vers les huitièmes de finale est grande ouverte, et le peuple est prêt à pousser ses héros jusqu'au bout.
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