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Sénégal 2018 : La leçon oubliée d’une mémoire sélective. Le droit est-il "Halal" pour les uns et "Haram" pour le Maroc ?

Sénégal 2018 : La leçon oubliée d’une mémoire sélective. Le droit est-il "Halal" pour les uns et "Haram" pour le Maroc ?

Bouchra CHAKIR/ Ati Sport

 

Lorsque le commentateur Hafid Derradji et certains médias égyptiens prétendent que les décisions de justice rendues en faveur du Maroc après un court délai sont une « première mondiale » ou une « anomalie », ils affichent une ignorance totale de l’histoire du football sur notre continent. Rafraîchissons donc leur mémoire, ainsi que celle des Sénégalais aujourd'hui "plaintifs", en rappelant les faits du match Sénégal-Afrique du Sud lors des éliminatoires du Mondial 2018.


Le précédent sénégalais : Quand la justice attend un an

En novembre 2016, le Sénégal s'inclinait (2-1) face à l'Afrique du Sud suite à une injustice arbitrale flagrante de Joseph Lamptey. À l'époque, personne n'avait crié à « l'étrangeté ». Au contraire, tout le monde a attendu dix mois entiers pour que la FIFA rende une décision historique en septembre 2017 : l'annulation pure et simple du résultat et le rejeu du match en novembre 2017, soit un an plus tard !

À ce moment-là, le droit était jugé "Halal" aux yeux du Sénégal et de ses partisans. Récupérer son dû après une année d'attente était célébré comme un « triomphe de la justice sportive ». Qu'est-ce qui a changé aujourd'hui ? Pourquoi le même droit devient-il "Haram" ou une « conspiration » dès qu'il s'agit de rendre justice au Maroc ?


Deux poids, deux mesures : Le "Halal" et le "Haram" footballistique

Il semble que certains appliquent une règle bien étrange : si la décision sert mes alliés, c'est une « justice absolue » ; si elle sert le Maroc, cela devient de la « coulisse » et du « jamais vu ».

L’expression « Du jamais vu » lancée par Derradji n’est qu’une tentative désespérée de cacher le soleil avec un tamis. L'histoire a déjà acté que des résultats peuvent être annulés, des matches rejoués et des droits rétablis par la force des règlements, même des mois après. C'est précisément ainsi que les « Lions de la Teranga » ont validé leur ticket pour le Mondial grâce à cette même « justice tardive ».


Conclusion

Le football se joue avec la raison et les lois avant de se jouer avec les pieds. Tenter de discréditer des décisions institutionnelles en prétendant qu'elles sont des précédents inédits est une imposture historique et une faute professionnelle.

La vérité juridique est une et indivisible. La seule différence réside dans les « lunettes » que certains choisissent de porter pour regarder la réalité !

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