العربية

Billet d’humeur: Lions de l’Atlas, et si on arrêtait de scier la branche sur laquelle on est assis ?

Billet d’humeur: Lions de l’Atlas, et si on arrêtait de scier la branche sur laquelle on est assis ?

Ati Sport

À chaque match nul, à chaque liste de joueurs qui ne fait pas l'unanimité, c’est la même musique. Les réseaux sociaux s’enflamment, les "experts" d'un soir réclament la tête de Walid Regragui, et les rumeurs de limogeage inondent nos fils d'actualité. Mais arrêtons-nous un instant : à qui profite ce chaos ?

Depuis l'épopée historique de Doha, le public marocain est devenu exigeant, c’est un droit. Mais il ne faut pas confondre exigence et autodestruction. Demander le départ du sélectionneur à quelques encablures de « NOTRE » CAN 2025, c’est ouvrir la porte à l’instabilité que nos concurrents africains attendent avec impatience.

La stabilité, ce luxe que les grands pays s’offrent Regardez les grandes nations de football : elles ne changent pas de capitaine au milieu de la tempête. La force de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) sous l’ère Fouzi Lekjaa a toujours été cette vision à long terme. Briser le cycle actuel, c'est effacer trois ans de travail, de cohésion de groupe et de repères tactiques.

Le « syndrome de l'ingratitude » Il est facile d'oublier que Walid Regragui a redonné au Maroc sa fierté mondiale. Bien sûr, le jeu doit évoluer, bien sûr, les erreurs de la dernière CAN doivent être corrigées. Mais la critique doit être constructive, pas destructrice. Les rumeurs incessantes ne font qu'affaiblir le moral des troupes et créer un climat de tension inutile autour des joueurs.

Faire bloc pour 2025 et 2030 Le Maroc est à un tournant de son histoire sportive. Avec l'organisation réussie de la CAN 2025 et le chantier colossal du Mondial 2030, nous avons besoin d'une Union Sacrée. L'équipe nationale n'est pas un terrain d'expérimentation pour des changements de coachs impulsifs dictés par l'émotion des réseaux sociaux.

Soutenir Walid aujourd'hui, ce n'est pas lui donner un chèque en blanc, c'est protéger l'institution "Lions de l'Atlas". Laissons le coach travailler, laissons les joueurs se concentrer. Le vrai rendez-vous, celui de la vérité, se jouera sur nos pelouses, chez nous, devant notre public. D'ici là, restons soudés. La stabilité est notre meilleure arme.

Aucun commentaire

Images de thèmes de Ollustrator. Fourni par Blogger.