Comex de la CAF au Caire : Entre séisme institutionnel et le spectre du sacre marocain
Comex de la CAF au Caire : Entre séisme institutionnel et le spectre du sacre marocain
Ati Sport/ Rédaction
Le Caire est devenu, ce dimanche 29 mars 2026, l’épicentre d’un séisme qui secoue les fondations du football africain. Entre le départ surprise du Secrétaire Général historique, Véron Mosengo-Omba, et l’attente d’une officialisation du titre de la CAN 2025 pour le Maroc, le Comité Exécutif (Comex) de la CAF navigue en eaux troubles.
C’est un dimanche de vérité qui s’est ouvert au siège de la Confédération Africaine de Football. Si l’ordre du jour prévoyait des discussions budgétaires et structurelles, tous les regards étaient braqués sur le "Point 6" : l'attribution de la CAN 2025.
Le Maroc officiellement sacré ? L'heure du verdict administratif
La question est sur toutes les lèvres : le Comex va-t-il transformer l’essai de la commission de discipline et du jury d’appel ? Jusqu’à présent, le flou persiste. Si une victoire 3-0 sur tapis vert a été notifiée après les incidents de janvier dernier, le communiqué du jury d'appel n'avait pas explicitement mentionné le transfert du titre de champion au Maroc.
Le Comex de ce dimanche a-t-il franchi le pas ? En coulisses, l’officialisation du titre marocain semble être la suite logique, impliquant la restitution des primes et du trophée par le Sénégal. Pourtant, l’absence de publication officielle immédiate maintient le monde du football dans une observation prudente. Le Maroc est-il désormais, administrativement, le champion d'Afrique 2025 ? La réponse de l'instance faîtière est scrutée à Rabat comme à Dakar.
Le départ de Mosengo-Omba : Une page se tourne
Coup de tonnerre en marge de cette réunion : Véron Mosengo-Omba, Secrétaire Général de la CAF depuis plus de trois décennies, a annoncé son départ. Dans une déclaration empreinte de solennité, il a affirmé partir « sereinement », après avoir, selon ses mots, « levé les soupçons » qui pesaient sur lui. Ce départ marque la fin d’une ère et laisse une CAF « prospère », mais en pleine crise identitaire face à ses membres.
Motsepe joue la carte de l'apaisement
Face à la virulence des avocats sénégalais — qui dénoncent une décision « préparée à l’avance » et rappellent que le Maroc avait été débouté de certaines demandes (restitution des médailles) — Patrice Motsepe a choisi la diplomatie.
« Nous ne allons pas nous servir du football pour diviser les gens », a déclaré le président de la CAF, s'adressant directement aux supporters sénégalais. Tout en annonçant une visite prochaine à Dakar, il a tenté de recentrer le débat sur la professionnalisation de l’arbitrage et l’équité entre les nations. « On doit passer à autre chose », a-t-il martelé, un vœu pieux alors que les Lions de la Teranga exhibaient encore leur trophée ce samedi au Stade de France.
Une communication "proche du néant"
Le Maroc, fort de sa victoire sur tapis vert, attend son sacre officiel. Le Sénégal, de son côté, refuse de lâcher un titre acquis sur le terrain. Au milieu, la CAF tente de lancer son appel d'offres d'un milliard de dollars pour l'avenir, tout en essayant de refermer la cicatrice béante de 2025.
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