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Cécité Juridique et Déni de l’Histoire : Quand l’équité envers le Maroc devient "étrange" aux yeux de Hafid Derradji

 

Cécité Juridique et Déni de l’Histoire : Quand l’équité envers le Maroc devient "étrange" aux yeux de Hafid Derradji

Bouchra CHAKIR- Ati Sport


​Dans une sortie médiatique sur les réseaux sociaux, le commentateur Hafid Derradji a qualifié la récente décision de la Commission de Discipline de la CAF de rendre justice au Maroc d’événement « étrange » et de « du jamais vu ». Pourtant, l’étrangeté ne réside pas dans la décision elle-même, mais dans l’analyse d’un professionnel des médias qui semble confondre « esprit de la loi » et « penchants partisans », tout en affichant une méconnaissance flagrante des rouages de l'histoire du football.


​L’Histoire ne ment pas, mais la mémoire est sélective


​Affirmer que des décisions juridiques rectificatives intervenant des mois après les faits sont une "première" relève soit d'une méconnaissance totale, soit d'une mauvaise foi manifeste. Le football n'est pas qu'un coup de sifflet final ; c'est un arsenal législatif complet.

​Le monde a vu la FIFA ordonner la rediffusion du match Sénégal-Afrique du Sud lors des éliminatoires du Mondial 2018,  un an aprés le premier match qui s'est soldé par une victoire de l'Afrique du Sud et une défaite du Sénégal qui a gagné le match rejoué par 2-0 aprés la décision en leur faveur aprés une année sur leur plainte pour corruption arbitrale. L'Italie a vu la Juventus déchue de ses titres et reléguée en Serie B par décision de justice, bien après que les joueurs aient soulevé les trophées. Où est donc l'étrangeté quand le droit finit par l'emporter sur l'irrégularité ?


De la confusion entre "Penalties" et "Tirs au but" : Une crise de formation


​Il n'est guère surprenant que Derradji trouve les décisions de la CAF complexes ou « inédites ». Pour un commentateur qui, tout au long de sa carrière, a peiné à faire la distinction technique entre un pénalty (faute en cours de jeu) et les tirs au but (séance de départage), l'interprétation des règlements disciplinaires de la CAF semble être un exercice hors de portée. Si les rudiments techniques du jeu lui échappent, comment peut-on attendre de lui une compréhension fine des statuts juridiques des compétitions continentales ?


​Le Maroc et le Droit : La victoire des institutions, pas des "coulisses"


​L’équité rendue au Maroc par la CAF n'est ni une faveur, ni une manœuvre de coulisses. C’est le résultat d'un dossier juridique solide, rigoureusement documenté, qui a imposé la force du règlement. En criant au « du jamais vu », certains expriment simplement leur choc face à une institution continentale qui commence enfin à appliquer ses procédures loin de toute pression politique ou émotionnelle.


Conclusion

​Le football se joue avec la raison et les lois avant de se jouer avec les pieds. Tenter de discréditer des décisions institutionnelles par des arguments fallacieux n'est qu'une tentative désespérée de masquer un échec sur le terrain par le bruit numérique. Il est temps pour certains de comprendre que le micro est une responsabilité, que l’ignorance de la loi n'est pas une excuse, et que l'ignorance de l'histoire est, elle, une faute professionnelle.

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