FENELEC Meeting Day 2026 : La normalisation et le financement au cœur de la souveraineté industrielle et de l'export africain- Fouad El Kouhen en parle
La grand-messe des électriciens marocains a tenu toutes
ses promesses. La 3ème édition du FENELEC
Meeting Day, organisée à Casablanca par la Fédération Nationale de
l'Électricité, de l'Électronique et des Énergies Renouvelables, s’est imposée
comme le carrefour incontournable de la réflexion industrielle au Maroc.
Réunissant décideurs publics, industriels et experts sous le thème « Développer une industrie
compétitive, innovante et rayonnante à l'international », l'événement a mis
en lumière les leviers indispensables pour propulser le tissu productif
national vers de nouveaux sommets.
En marge de cet événement phare, la rédaction d'Ati Mag a rencontré M. Fouad El Kouhen, Président de
l’Association Marocaine de l’Industrie Solaire et Éolienne (AMISOLE) et
Vice-président de la FENELEC. Dans cette déclaration exclusive, il revient sur
l’essence de ce rendez-vous et décrypte les deux grands chantiers prioritaires
de la fédération : la labellisation « Made in Morocco » et le déploiement à
l'export.
Fouad El Kouhen : « C’est véritablement la journée des
électriciens, de la standardisation et de la normalisation »
« On
est aujourd’hui dans un rendez-vous qui est devenu un classique chez la
FENELEC, en collaboration avec l’Institut Marocain de Normalisation (IMANOR).
C’est le Forum de l’Électrotechnique. C’est vraiment la journée des
électriciens, de la standardisation et de la normalisation », nous confie
d'emblée M. Fouad El Kouhen, mettant en avant la maturité de cet écosystème.
Pour cette édition 2026, les débats ne se sont pas
limités aux aspects purement techniques, mais ont épousé les ambitions
stratégiques du Royaume. Le vice-président de la FENELEC insiste sur
l'importance des thématiques retenues : « Cette année, on a deux thèmes très importants que nous
allons discuter. Le premier concerne le rôle de la normalisation dans le
"Made in Morocco", qui est un thème central pour la FENELEC
aujourd’hui. L’une des principales activités sur lesquelles on travaille au niveau
du bureau fédéral, c’est le développement du "Made in Morocco". »
Le défi du financement pour conquérir les marchés
africains
Si la qualité et la conformité aux normes
internationales (grâce au partenariat avec l'IMANOR) constituent le passeport
de l'industrie marocaine, le financement reste le carburant indispensable pour
franchir les frontières.
Sur ce second volet, M. El Kouhen se veut très clair
quant aux ambitions continentales des opérateurs marocains : « Le deuxième thème est relatif aux
financements de l’activité des entreprises du domaine de l’électricité au Maroc
pour se développer à l’export principalement, et en Afrique en particulier.
»
À travers cette déclaration, le président de l'AMISOLE
rappelle que la transition énergétique, l'essor du solaire et de l'éolien,
ainsi que l'expertise électrotechnique marocaine disposent désormais d'une
feuille de route claire. Grâce à une synergie forte entre rigueur normative et
mécanismes de soutien financier, le « Made in Morocco » est plus que jamais
prêt à s'affirmer comme une référence de premier plan sur l'ensemble du
continent africain.

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