Drame à Casablanca : La stupeur après l'arrestation de deux chauffeurs de taxi pour le meurtre d'un collègue
Drame à Casablanca : La stupeur après l'arrestation de deux chauffeurs de taxi pour le meurtre d'un collègue
L’onde de choc est totale dans la métropole. Alors que l’enquête sur l’assassinat sauvage d’un chauffeur de taxi de 74 ans à Ain Chock semblait s'orienter vers une agression crapuleuse classique, les révélations de la DGSN ont glacé le sang des Casablancais : les principaux suspects ne sont autres que des collègues de la victime.
Par la Rédaction/ ATI Mag
L’affaire, qui tenait la ville en haleine depuis le 26 avril dernier, a connu un dénouement aussi rapide qu’inattendu ce samedi 2 mai 2026. Grâce à des renseignements précis fournis par la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST), les éléments de la police judiciaire ont procédé à l'arrestation de deux individus, âgés de 40 et 48 ans.
La surprise, brutale, réside dans la profession des mis en cause : tous deux sont chauffeurs de taxi.
Une traque entre Oujda et Casablanca
Le corps de la victime, un homme de 74 ans respecté dans la profession, avait été découvert gisant dans le quartier d'Ain Chock, portant des traces de coups de couteau mortels. La mobilisation des services de sécurité a permis de localiser le premier suspect à Oujda, tandis que le second était interpellé de manière simultanée à Casablanca. Un véhicule léger, soupçonné d'avoir servi au transport des assaillants pour commettre leur crime, a également été saisi.
Quand l'agresseur porte le même uniforme
Dans le milieu des chauffeurs de taxi, la nouvelle a provoqué un véritable traumatisme. Le taxi est souvent considéré comme une "famille" où la solidarité face aux risques du métier est la règle. Voir des conducteurs, censés être les garants de la sécurité des passagers, se transformer en bourreaux pour l'un des leurs — qui plus est un doyen de 74 ans — soulève une indignation profonde.
« C’est une trahison corporative sans précédent », s'insurgent certains professionnels du secteur. Comment en est-on arrivé là ? Quels différends ont pu pousser ces hommes à une telle extrémité ?
L'enquête devra déterminer le mobile
Les deux suspects ont été placés en garde à vue sous la supervision du parquet compétent. Si l'implication semble établie, les enquêteurs s'attellent désormais à déterminer les motivations exactes de cet acte odieux : s'agit-il d'un conflit personnel, d'une sombre affaire de concurrence ou d'un différend d'une autre nature ?
Au-delà de la réponse judiciaire, ce drame pose la question cruciale de l'éthique et du contrôle au sein d'une profession de service public où l'humain et la confiance devraient toujours rester la priorité.

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