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Assilah - Un vibrant hommage a été rendu, lundi à Assilah, à l'artiste plasticienne et critique d'art italienne Toni Maraini, dans le cadre de la 47e édition du Moussem culturel international d'Assilah, session d'automne, organisée par la Fondation du Forum d'Assilah jusqu'au 18 octobre.
Intitulé "Toni Maraini et la scène plastique marocaine", ce colloque d'hommage a retracé le parcours de cette critique d'art et traductrice, considérée comme "l'un des principaux ponts culturels entre l'Italie et le Maroc", qui n'a pas pu faire le déplacement à Assilah pour des raisons de santé.
La rencontre a également mis en lumière le rôle de Maraini dans le développement de la scène plastique marocaine moderne et sa contribution aux débats culturels, aux côtés de poètes, romanciers, critiques et cinéastes.
Dans son allocution d'ouverture, le secrétaire général de la Fondation du Forum d'Assilah, Hatim Betioui, a salué le parcours de l'artiste distinguée, témoin de la création du Forum et proche de la scène artistique marocaine depuis ses débuts, soulignant son rôle pionnier en tant que "voix vivante et grande défenseuse des jeunes artistes ainsi que de la présence des femmes dans les arts plastiques".
M. Betioui a, de même, rappelé l'engagement de la plasticienne italienne en faveur de l'art marocain, qu'elle considère comme une composante essentielle de la mémoire de l'art moderne et contemporain, évoquant dans ce sens son empreinte dans la mémoire d'Assilah, notamment à travers la direction de l'atelier de peinture pour enfants et l'accompagnement de jeunes talents, aujourd'hui figures de la création plastique au Maroc.
De son côté, l'écrivain, poète et membre de l'Académie du Royaume du Maroc, Mohamed El Achaari, a estimé que l'essai introductif rédigé par Toni Maraini en 1989 pour une anthologie de ses écrits critiques constitue une véritable biographie culturelle. Écrite dans un style romanesque, cette introduction rend compte des débats sur la place de l'art au Maroc.
Mme Maraini a su s'imposer dans le champ artistique marocain par une démarche fondée sur la patience, l'écoute et le dialogue, ainsi que sur les valeurs de co-construction et d'hospitalité réciproque, a-t-il souligné.
Pour sa part, la critique d'art et professeure de littérature française à l'Université du Massachusetts à Boston, Claudia Esposito, a retracé les grandes étapes du parcours intellectuel et artistique de Toni Maraini, mettant en avant ses contributions pionnières à la scène culturelle et artistique marocaine, ainsi que son engagement en faveur de la reconnaissance de la culture amazighe.
Mme Esposito a décrit le parcours artistique de Mme Maraini comme étant une "autobiographie sans héros" et un travail de médiation et de construction intellectuelle mené avec sérénité.
Ce colloque de deux jours a été marqué par la projection d'un film documentaire consacré au parcours de Toni Maraini, en présence de nombreux romanciers, écrivains et critiques.
La 47e édition du Moussem culturel international d'Assilah fera la part belle aux arts plastiques à travers des ateliers de peinture, de gravure et de lithographie animés par des plasticiens venus d'Afrique, du monde arabe et d'ailleurs, tout en accordant une place de choix à la création enfantine via les ateliers "Talents de l'enfant" et "Expression littéraire".
Parallèlement, le Palais de la Culture offrira une immersion dans l'œuvre photographique de feu Mohamed Benaïssa, aux côtés des réalisations conçues par les enfants dans le cadre de la section "Talents du Moussem".
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