MEAM 2026 : Véhicules locaux à moins de 200 000 DH et export dès 2027, la feuille de route d'Omar El Harti (APIME) - Ati Mag & Ati Sport

vendredi 25 septembre 2026

MEAM 2026 : Véhicules locaux à moins de 200 000 DH et export dès 2027, la feuille de route d'Omar El Harti (APIME)

MEAM 2026 : Véhicules locaux à moins de 200 000 DH et export dès 2027, la feuille de route d'Omar El Harti (APIME)

Ati Mag

À l’Office des Foires et Expositions de Casablanca (OFEC), l'édition conjointe du Salon International de la Mobilité Électrique et de l’After Market (MEAM) et de l’Automotive Show Auto-Moto 2026 confirme la nouvelle trajectoire énergétique prise par le Royaume. Organisé sous l'égide conjointe du Ministère de l’Industrie et du Commerce et du Ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, l’événement concrétise le passage du modèle traditionnel à un écosystème de mobilité décarbonée, soutenu par de solides partenariats industriels et une coopération sino-marocaine renforcée.

Alors que les projections de l’Association Professionnelle pour la Mobilité Électrique (APIME) prévoient près de 18 000 véhicules à énergie nouvelle (NEV) sur les routes marocaines et une croissance annuelle continue à deux chiffres jusqu’en 2034, Omar El Harti, président de l'APIME, a livré une vision détaillée et pragmatique des retombées directes de cette transformation.

Pour Omar El Harti, le passage du thermique et de l'hybride au 100 % électrique s'articule autour d'un triple dividende stratégique et économique :

« Ce salon touche à une réalité concrète que vivent l'ensemble des Marocains : la transition de l'hybride vers la mobilité tout électrique. Ce saut nous permet de remporter trois victoires majeures. Premièrement, le Royaume consomme une énergie marocaine propre au lieu d'importer des carburants fossiles, concrétisant la vision clairvoyante de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Deuxièmement, l’accessibilité économique : l'utilisateur peut acquérir une voiture électrique produite localement pour le même budget qu'un modèle hybride ; nous disposons aujourd'hui d’au moins cinq modèles marocains affichés à moins de 200 000 dirhams. Troisièmement, le coût à l'usage : l'électricité reste nettement plus abordable que le carburant et les frais de maintenance sont considérablement réduits par rapport aux motorisations hybrides ou thermiques. »

Au-delà de l'accès au marché pour les particuliers, le président de l'APIME a insisté sur la maturité technologique croissante des opérateurs nationaux et les perspectives d'internationalisation de la filière :

« De nombreuses entreprises marocaines innovent avec audace dans ce domaine. Dès 2027, nous franchirons une nouvelle étape en entamant l'exportation de véhicules ainsi que de solutions technologiques 100 % marocaines. Qu'il s'agisse de deux et trois-roues déjà assemblés au Maroc depuis plusieurs années pour l'export, ou de logiciels dédiés au management intelligent et efficient de l'énergie, le Made in Morocco démontre qu'il ne suffit pas de produire ou de consommer de l'énergie, mais de savoir l'exploiter intelligemment. »

En reliant une offre accessible de véhicules, une infrastructure de recharge en plein essor et la mise à niveau des techniciens à travers la Garage Academy, l'intervention d'Omar El Harti au MEAM 2026 dresse le bilan d'un secteur prêt à s'affirmer comme un pilier de la souveraineté industrielle et de l'exportation marocaine.



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