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À l’Office des Foires et Expositions de
Casablanca (OFEC), le Salon International de la Mobilité Électrique et de
l’After Market (MEAM) et l’Automotive Show Auto-Moto 2026 confirment le nouveau
cap pris par le Royaume. Organisé sous l'égide du Ministère de l’Industrie et
du Commerce et du Ministère de la Transition énergétique et du Développement
durable, ce rendez-vous professionnel dépasse la simple vitrine commerciale :
il scelle la convergence entre l'industrie lourde, les nouvelles technologies
logicielles et l'écosystème de l'après-vente.
Alors que les projections de l’Association
Professionnelle Intersectorielle pour la Mobilité Électrique (APIME) tablent
sur près de 18 000 véhicules à énergie nouvelle (NEV) sur les routes marocaines
et une croissance annuelle à deux chiffres d'ici 2034, les déclarations
officielles recueillies lors de l'inauguration dressent les contours d'une
feuille de route ambitieuse et souveraine.
Un leadership continental et une chaîne de valeur de la
batterie en marche
Présente lors de l'ouverture officielle, Mme Ayda Fathi,
directrice des industries de l'automobile au sein du Ministère de l'Industrie
et du Commerce, a rappelé la solidité du socle industriel marocain et sa portée
stratégique :
« Ce salon est l'occasion de tisser des ponts entre
la mobilité classique telle que nous la connaissons jusqu'à aujourd'hui et les
nouvelles mobilités. C'est une occasion de discuter des challenges à relever
sur l'ensemble de la chaîne de valeur, puisque construire un modèle national
global de mobilité électrique implique plusieurs acteurs au-delà de l'industrie
: le commerce, l'énergie, les services. Aujourd'hui, le Maroc, sous l'impulsion
de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, dispose de solides fondamentaux. Le Royaume
est le premier exportateur de voitures particulières en Afrique, le secteur
automobile est le premier exportateur national, le premier contributeur à la
valeur ajoutée et le premier employeur. Le Maroc dispose aujourd'hui d'une
chaîne de valeur en cours de construction de la batterie électrique. Notre
ambition est de consolider notre souveraineté industrielle au Maroc, sur le
continent et à l'international. Le Royaume a démontré sa capacité à produire
des voitures compétitives — thermiques, hybrides et électriques — qui
s'exportent en Europe et partout dans le monde. »
Cette dynamique industrielle s'accompagne d'une
ouverture accrue aux partenariats internationaux de transfert technologique,
comme en atteste la présence remarquée de délégations d'équipementiers et
d'industriels chinois de Chongqing aux côtés des décideurs institutionnels
marocains.
« Made in Morocco » : Le génie logiciel et la mobilité
légère déjà exportables
Sur le terrain de l'innovation et de l'efficience
énergétique, M. Omar El Harti, président de l'APIME, a souligné que
l'écosystème national ne part pas de zéro et possède déjà des atouts pionniers
sur le segment des micro-mobilités et du digital :
« Nous avons sur les deux-roues et trois-roues des
usines qui fabriquent au Maroc depuis 4 ou 5 ans et qui sont déjà dans
l’export. Le Made in Morocco, nous l’avons aussi dans les logiciels : nous
avons des solutions exportables d’utilisation intelligente de l’énergie. Car il
ne suffit pas d’utiliser ou de produire de l’énergie, il faut savoir
l’exploiter de manière efficiente et intelligente. Et nous disposons
aujourd'hui de solutions logicielles 100 % marocaines parfaitement capables de
le faire. »
Pour M. El Harti, la transition énergétique nationale
ne se limitera pas au renouvellement des flottes de berlines : elle intègre les
flottes utilitaires, les deux et trois-roues, le transport public et
l'optimisation intelligente des réseaux de recharge.
Réconcilier l'aftermarket et la Garage Academy
En fédérant les constructeurs, les développeurs de logiciels locaux, les réseaux de maintenance et les pouvoirs publics, le MEAM 2026 s'impose comme le laboratoire opérationnel d'une mobilité marocaine durable, compétitive et tournée vers l'avenir.

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