
Mbappé,
Vinícius et Konaté face au piège politique de « Sebta » (Ceuta : la leçon
d’intégrité qui accable Abde Ezzalzouli
Ati Sport
Transformer
une pelouse de football en tribune de propagande géopolitique est devenu une
tentation récurrente. Mais lors de la campagne orchestrée autour du slogan «
Todos somos caballas » — opération prétendument solidaire visant en réalité à
instrumentaliser la crise migratoire à « Sebta » (« Ceuta ») contre le Maroc —,
les stratèges du marketing ibérique se sont heurtés à un mur. D'un côté, des
stars mondiales étrangères qui ont refusé d'être les pantins d'un récit hostile
à Rabat ; de l'autre, un international marocain, Abde Ezzalzouli, tombé dans le
panneau sans la moindre réserve.
Le dribble silencieux des cadors mondiaux
À l’entrée
des joueurs sur le terrain, le mot d'ordre était limpide : imposer à tous le
port de ce tee-shirt controversé. Pourtant, Kylian Mbappé, Vinícius Júnior et
Ibrahima Konaté ont choisi la résistance passive mais spectaculaire. En pliant
et en roulant soigneusement le vêtement jusqu'à la poitrine pour n'afficher que
leur sous-maillot noir neutre, ils ont rendu le slogan totalement invisible
avant de s'en débarrasser prestement avant le protocole officiel.
Sans
prononcer un mot ni convoquer de conférence de presse, ces icônes ont opposé un
refus net à l'instrumentalisation. Conscients de la charge hautement politique
du dossier et de la manipulation sous-jacente visant à pointer du doigt le
Maroc, ils ont bravé les consignes institutionnelles. Leur geste rappelle les
strictes interdictions de l'UEFA (notamment l'article 44.01) proscrivant toute
diffusion de messages politiques dans les enceintes sportives.
Le contraste amer d'Abde Ezzalzouli
Face au
courage de ces figures neutres, l'attitude d'Abde Ezzalzouli suscite une vive
incompréhension. Là où des joueurs français et brésilien ont su préserver leur
image et refuser de servir de panneaux d'affichage contre le Royaume,
l'attaquant des Lions de l'Atlas a endossé la tunique sans hésitation, prêtant
son visage à une manœuvre qui visait directement son propre pays.
Pour tenter
d’éteindre l'incendie, le joueur a par la suite prétendu que la démarche était
dénuée de sens politique. Une justification qui ne résiste à aucune analyse : «
Sebta » (« Ceuta ») n'est pas le théâtre d'une catastrophe naturelle, mais
l'épicentre d'un différend frontalier et territorial ultrasensible. En
acceptant de porter docilement ce slogan, Ezzalzouli s'est laissé instrumentaliser
là où ses pairs ont su dribbler le piège.
La politique
tente souvent d'entrer sur les terrains par la grande porte, mais il aura suffi
que des stars d'envergure internationale retroussent leur maillot pour faire
voler en éclats cette mise en scène, laissant l'international marocain seul
face à ses contradictions.
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