Mbappé, Vinícius et Konaté face au piège politique de « Sebta » (Ceuta : la leçon d’intégrité qui accable Abde Ezzalzouli - Ati Mag & Ati Sport

mercredi 16 septembre 2026

Mbappé, Vinícius et Konaté face au piège politique de « Sebta » (Ceuta : la leçon d’intégrité qui accable Abde Ezzalzouli

 
Mbappé, Vinícius et Konaté face au piège politique de « Sebta » (Ceuta : la leçon d’intégrité qui accable Abde Ezzalzouli

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Transformer une pelouse de football en tribune de propagande géopolitique est devenu une tentation récurrente. Mais lors de la campagne orchestrée autour du slogan « Todos somos caballas » — opération prétendument solidaire visant en réalité à instrumentaliser la crise migratoire à « Sebta » (« Ceuta ») contre le Maroc —, les stratèges du marketing ibérique se sont heurtés à un mur. D'un côté, des stars mondiales étrangères qui ont refusé d'être les pantins d'un récit hostile à Rabat ; de l'autre, un international marocain, Abde Ezzalzouli, tombé dans le panneau sans la moindre réserve.

Le dribble silencieux des cadors mondiaux

À l’entrée des joueurs sur le terrain, le mot d'ordre était limpide : imposer à tous le port de ce tee-shirt controversé. Pourtant, Kylian Mbappé, Vinícius Júnior et Ibrahima Konaté ont choisi la résistance passive mais spectaculaire. En pliant et en roulant soigneusement le vêtement jusqu'à la poitrine pour n'afficher que leur sous-maillot noir neutre, ils ont rendu le slogan totalement invisible avant de s'en débarrasser prestement avant le protocole officiel.

Sans prononcer un mot ni convoquer de conférence de presse, ces icônes ont opposé un refus net à l'instrumentalisation. Conscients de la charge hautement politique du dossier et de la manipulation sous-jacente visant à pointer du doigt le Maroc, ils ont bravé les consignes institutionnelles. Leur geste rappelle les strictes interdictions de l'UEFA (notamment l'article 44.01) proscrivant toute diffusion de messages politiques dans les enceintes sportives.

Le contraste amer d'Abde Ezzalzouli

Face au courage de ces figures neutres, l'attitude d'Abde Ezzalzouli suscite une vive incompréhension. Là où des joueurs français et brésilien ont su préserver leur image et refuser de servir de panneaux d'affichage contre le Royaume, l'attaquant des Lions de l'Atlas a endossé la tunique sans hésitation, prêtant son visage à une manœuvre qui visait directement son propre pays.

Pour tenter d’éteindre l'incendie, le joueur a par la suite prétendu que la démarche était dénuée de sens politique. Une justification qui ne résiste à aucune analyse : « Sebta » (« Ceuta ») n'est pas le théâtre d'une catastrophe naturelle, mais l'épicentre d'un différend frontalier et territorial ultrasensible. En acceptant de porter docilement ce slogan, Ezzalzouli s'est laissé instrumentaliser là où ses pairs ont su dribbler le piège.

La politique tente souvent d'entrer sur les terrains par la grande porte, mais il aura suffi que des stars d'envergure internationale retroussent leur maillot pour faire voler en éclats cette mise en scène, laissant l'international marocain seul face à ses contradictions.

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