
Cap sur 2034
: Pourquoi le salon MEAM & Automotive Show 2026 redéfinit l'avenir
automobile du Maroc
Ati Mag
Sous les projecteurs de l’OFEC, le Maroc enclenche la vitesse supérieure
vers la mobilité propre. En ouvrant ses portes ce mardi 22 septembre 2026,
l'édition conjointe du MEAM et de l'Automotive Show Auto-Moto ne se contente
pas d'exposer des véhicules : elle pose les jalons d'une mutation industrielle
et sociétale majeure pour le Royaume.
Placé sous la double égide du Ministère de l’Industrie
et du Commerce et du Ministère de la Transition énergétique et du Développement
durable, ce grand rendez-vous professionnel a donné le ton dès son inauguration
officielle. Autour de Mme Ikram Ettis (PDG de Global Fairs & Events), de M.
Zhao Yuxin (représentant la municipalité de Chongqing) et de M. Omar El Harti
(président de l'APIME), une vision commune s'est affirmée : faire du Maroc un
leader continental de la mobilité décarbonée, connectée et inclusive.
Le boom des véhicules à énergie nouvelle : 18 000
immatriculations en ligne de mire
Le chiffre clé résonne comme une promesse tenue : près
de 18 000 véhicules à énergie
nouvelle (NEV) sont attendus sur les routes marocaines, tous segments
confondus (100 % électriques, prolongateurs d'autonomie et hybrides
rechargeables). Selon les projections dévoilées par Omar El Harti, le marché
s'apprête à connaître une croissance annuelle continue à deux chiffres jusqu’en
2034.
Cette vague électrifiée déborde largement le cadre des
berlines de tourisme : elle redessine déjà le secteur des flottes utilitaires,
des solutions de transport collectif urbain et des deux et trois-roues. Une
révolution des usages soutenue par des arguments économiques de poids, à
commencer par la baisse drastique des coûts d'exploitation et la promesse d'une
efficacité énergétique optimale.
L’axe Maroc-Chine : Le hub technologique prend forme
Sur les allées du salon, l'effervescence des stands
traduit une autre réalité stratégique : le renforcement spectaculaire de la
coopération sino-marocaine. La forte délégation d'industriels et d'équipementiers
chinois venue de Chongqing et d'autres pôles d'innovation témoigne de
l'attractivité du modèle marocain.
Au-delà des simples flux commerciaux, il est question
ici d’alliances structurelles : transferts de savoir-faire, déploiement de
réseaux de recharge intelligents et perspectives d'usines d’assemblage
directement implantées dans le Royaume.
La transition peut-elle réussir sans ceux qui ont les
mains dans le moteur ? Absolument pas. C’est la conviction forte portée par la Garage Academy, l’un des
espaces les plus vivants du salon.
Conscients qu'un véhicule électrique exige de tout
nouveaux réflexes d'atelier, les organisateurs ont pensé ce pôle comme un
incubateur de compétences pour les garagistes et techniciens indépendants :
·
Diagnostic haute
technologie et analyse des calculateurs électroniques embarqués ;
·
Protocoles stricts de
sécurisation et manipulation des batteries lithium-ion ;
·
Modernisation des
équipements d'outillage d'atelier pour l'après-vente de demain.
Jusqu'au 24 septembre, Casablanca s'affirme plus que jamais comme la tour de contrôle de la transformation automobile régionale, réconciliant la solidité de l'aftermarket historique avec les défis technologiques de la route du futur.





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